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2010 |
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John Adams, Ph. D. - Commission géologique du Canada,
Ressources naturelles Canada

John a obtenu un doctorat en
géologie de l'Université Victoria de Wellington, en Nouvelle-Zélande, en 1978.
Il travaille à la Commission géologique du Canada depuis 29 ans, et a
contribué à tous les aspects du programme sur les tremblements de terre, y
compris aux enquêtes sur le terrain sur les répliques sismiques, à la gestion
du programme et à la création de cartes nationales des dangers sismiques. Il a
aussi participé à des visites de reconnaissance en ingénierie après les
tremblements de terre. John s'intéresse aux domaines de recherche comme la
sismotectonique des tremblements de terre au Canada, les éléments de preuve
des paléoséismes ainsi que les déformations de la croûte terrestre qui
orientent la néotectonique et la géomorphologie afin de savoir si et comment
ces domaines peuvent s'appliquer à l'amélioration des prévisions des dangers
sismiques.
John a été le sismologue en chef de l'élaboration des cartes des dangers
sismiques utilisées dans la dernière version du Code national du bâtiment du
Canada. De plus, il fournit des conseils de nature générale sur les dangers
sismiques, il fait partie du Comité permanent canadien chargé du calcul des
forces sismiques, dont les données recueillies seront intégrées aux
dispositions de la prochaine version du Code du bâtiment, et il appuie divers
comités de l'Association canadienne de normalisation chargés d'élaborer les
dispositions sur les tremblements de terre pour les structures essentielles
comme les centrales nucléaires. Il collabore à l'évaluation réglementaire des
rapports sur les dangers sismiques concernant des structures importantes comme
les centrales nucléaires, les usines de GNL, les barrages et les pipelines, et
a effectué un examen préalable pour les ambassades canadiennes à l'étranger.
John occupe présentement le poste de trésorier de l'Association canadienne du
génie parasismique.
Michel Béland, Ph. D., Environnement Canada, Service météorologique du Canada

Michel Béland a obtenu son doctorat
en météorologie à l'Université McGill, en 1977, dans le domaine de la
dynamique de l'atmosphère et de la prévision météorologique numérique. De
janvier 1973 jusqu'à sa retraite, en juillet 2008, M. Béland a travaillé à
Environnement Canada, d'abord à titre de météorologue et par la suite comme
chercheur dans le domaine de la prévision et de la modélisation atmosphérique
mondiale. Il a ensuite été directeur de recherche avant d'être nommé directeur
général des Sciences et de la technologie atmosphériques. M. Béland a aussi
pris trois congés sabbatiques, deux d'entre eux au Laboratoire de météorologie
dynamique de Paris, et le troisième au CERCA (centre de recherche en calcul
appliqué), où il a occupé les postes de président et de directeur général. EC
l'a rappelé en septembre 2008 pour un emploi à temps partiel, et il est
présentement le conseiller du nouveau directeur général des Sciences et de la
technologie atmosphériques, où il remplit un certain nombre d'obligations
internationales, principalement comme directeur de la Commission des sciences
de l'atmosphère de l'Organisation météorologique mondiale, avec laquelle il
terminera son premier mandat de quatre ans en novembre 2009. Il a aussi été
président du comité directeur central international de THORPEX, un programme
mondial de recherche sur l'atmosphère, de sa création en
2003 jusqu'en avril 2007. Il est présentement coprésident du Comité mixte
international pour l'Année polaire internationale 2007-2009, jusqu'à son
abrogation en juin 2010, au cours de la Conférence internationale sur les
sciences polaires à Oslo. En 1995, M. Béland a occupé le poste de président de
la Société canadienne de météorologie et d'océanographie (SCMO). Il a
récemment reçu la Médaille Patterson du SMC pour services rendus à la
météorologie, et a également été nommé membre émérite de la SCMO. Ses plus
récentes contributions scientifiques sont dans les domaines de la prévision
environnementale et de la modélisation uniforme. Il a toujours cherché à faire
avancer ce concept au sein d'EC, parfois à l'aide de partenariats avec
d'autres ministères, et tout récemment à l'échelle internationale, lorsque le
Conseil exécutif de l'OMM a approuvé les recommandations du Comité d'experts
internationaux que M. Béland a contribué à mettre sur pied. Il est maintenant
chargé d'établir la marche à suivre pour l'opérationnalisation éventuelle de
ces concepts par le Service météorologique et hydrométéorologique national
(SMHN) ou leurs équivalents. Il se concentre sur les travaux de la R et D qui
seront requis au préalable dans un certain nombre de disciplines
scientifiques.
Marianne Douglas, professeure, Université de l'Alberta

Marianne Douglas est directrice de l'Institut circumpolaire canadien en plus d'être professeure au Département des sciences de la terre et des sciences atmosphériques de l'Université de l'Alberta, à Edmonton. Intéressée par l'histoire naturelle et les liens entre la biologie et la géologie, elle a obtenu un diplôme universitaire en biologie de l'Université Queen's et elle a effectué un stage de formation à Paris avant d'obtenir son diplôme d'études supérieures. Après avoir obtenu son doctorat, en 1993, elle a travaillé deux ans à titre d'attachée de recherche au Département des sciences de la Terre de l'Université du Massachusetts, à Amherst, avant d'accepter un poste d'enseignante au Département de géologie de l'Université de Toronto. C'est là qu'elle a mis sur pied le laboratoire d'évaluation paléoenvironnemental et où elle a été titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les changements planétaires en 2005. En 2006, elle a obtenu un poste à l'Université de l'Alberta. Elle habite actuellement à Edmonton (AB) et à Whitehorse (Yn). Ses recherches sont axées sur l'étude des changements environnementaux dans les régions polaires. Presque tout son travail a été effectué dans l'extrême arctique, au nord du continent canadien, mais elle a aussi mené quelques campagnes sur le terrain en Antarctique. À l'aide de techniques paléolimnologiques, comme l'étude des sédiments dans les lacs, il est possible de reconstituer d'anciennes conditions environnementales et des événements en examinant les microfossiles et tout autre indicateur substitutif incrustés dans les sédiments. Pour identifier les changements, elle a travaillé principalement avec les bioindicateurs algaires, comme les diatomées unicellulaires siliceuses. Les études paléolimnologiques menées sur l'île d'Ellesmere ont révélé que les conditions environnementales de l'eau douce avaient subi des changements sans précédent au cours du dernier siècle, et des études néo-limnologiques à long terme ont démontré que cette tendance se poursuivait à un rythme remarquablement élevé, causant l'assèchement complet de certains étangs. Des données supplémentaires ont indiqué qu'une augmentation de la durée de la période de végétation a eu une incidence sur les écosystèmes à des latitudes élevées.
Richard A. Feely, Ph. D., Pacific Marine Environmental Laboratory de la NOAA

Richard A. Feely est un scientifique chevronné du laboratoire de l'environnement marin du Pacifique de la NOAA, à Seattle. Il est aussi professeur titulaire associé à l'École d'océanographie de l'Université de Washington. Ses recherches portent principalement sur le cycle du carbone océanique et sur le processus d'acidification des océans. Reçu bachelier en chimie de l'Université St. Thomas, à St Paul (Minnesota), en 1969, il a poursuivi ses études à l'Université A et M, du Texas, où il a obtenu une maîtrise en sciences en 1971, et un doctorat, en 1974. Ses diplômes d'études supérieures sont tous deux en océanographie chimique. Il est coprésident du US CLIVAR/CO2 Repeat Hydrography Program et siège aux comités de direction scientifiques du US Carbon Cycle Science Program, du US Ocean Carbon and Climate Change Program, et du US Carbon and Biochemistry Program. Il est également membre de l'American Geophysical Union, de l'American Association for the Advancement of Science et de l'Oceanography Society. M. Feely est l'auteur de plus de 175 publications de recherche revues par des comités de lecture. Le Gold Award du département du Commerce lui a été décerné en 2006 pour ses recherches d'avant-garde en acidification des océans. M. Feely a été élu membre de l'American Geophysical Union en 2007.
Howard Freeland, Ph. D., Institut des sciences de la mer

Howard Freeland est chercheur
scientifique principal à la Division des sciences océanologiques de l'Institut
des sciences de la mer, de Pêches et Océans Canada, à North Saanich (C.-B.).
Howard a obtenu un baccalauréat de l'Université d'Essex (1968) et un doctorat
en océanographie physique de l'Université Dalhousie (1973). À titre de
boursier en perfectionnement postdoctoral, il a passé deux ans au Woods Hole
Oceanographic Institute, et puis il a occupé le poste de professeur adjoint à
l'Université de Rhode Island pendant deux ans, avant de revenir au Canada en
1977.
Howard a concentré ses recherches sur la dynamique des océans, étudiant entre
autres la manière dont les ondes du plateau continental sont produites et
propagent l'information, l'échange des eaux abyssales entre les bassins
océaniques nord et sud du Pacifique ainsi que les tendances à grande échelle
et l'évolution des eaux abyssales du Pacifique, de la mer d'Okhotsk et du
golfe d'Alaska. Toutefois, au cours de sa carrière, il s'est penché
périodiquement sur les problèmes qui concernent l'étude de l'océanographie
d'un point de vue lagrangien.
Pendant les 10 dernières années, Howard s'est occupé principalement de la
création de l'Argo, le Réseau pour l'océanographie géostrophique en temps
réel. Howard a traversé le Canada en tant que conférencier de la Société
canadienne de météorologie et d'océanographie (SCMO) en 2001 pour présenter un
exposé intitulé " Launching the Argo Armada " (Lancement de l'armada
Argo). En ce temps-là, l'Argo n'était guère plus qu'un rêve, et l'équipe de
direction internationale de l'Argo était composée de représentants de huit
pays seulement, mais Howard prédisait que " nous aurons un réseau mondial de 3
000 flotteurs dans les océans du monde en 2007 ". Ce but a été atteint en
novembre 2007.
Howard est coprésident du consortium international Argo, qui comprend
actuellement 26 pays, et il est à la tête du groupe canadien de l'Argo.
Michael G. Sideris, Ph. D., Université de Calgary

Michael G. Sideris possède des diplômes en génie géomatique de l'Université technique nationale d'Athènes, en Grèce (1981, Dipl.-Ing., avec distinction), et de l'Université de Calgary, au Canada (M. Sc. en 1984 et doctorat en 1988). Il a aussi obtenu un doctorat honorifique (Dr honoris causa) en géodésie de l'Université d'architecture, de génie civil et de géodésie de Sofia (Bulgarie) en 2004. Après avoir obtenu son doctorat, il est entré au département de génie géodésique de l'Université de Calgary, où il est maintenant professeur et doyen associé à la faculté des études supérieures. Ses recherches portent sur l'approximation du champ gravitationnel, la modélisation spatiale et temporelle du géoïde, les missions gravimétriques satellitaires spécialisées (CHAMP, GRACE, GOCE), l'altimétrie satellitaire, la gravimétrie aérienne, les systèmes d'altitude et les données du canevas altimétrique, l'optimisation, et les applications géodésiques des méthodes statistiques, spectrales et des ondelettes. Sa recherche de méthodes efficaces pour établir rigoureusement le géoïde et trouver des solutions aux problèmes des valeurs limites géodésiques lui ont valu une reconnaissance internationale, et le logiciel fondé sur la TFR qu'il a créé est utilisé par les universités, les organismes nationaux et l'industrie dans le monde entier. Il a enseigné à plus de 30 étudiants de M. Sc. et de Ph. D. et il a publié plus de 160 articles dans des revues scientifiques et dans les travaux de congrès revus par un comité de lecture. M. Sideris est un Humboldt International Research Fellow et membre émérite de l'Association internationale de géodésie (AIG) et du Service international du géoïde. Il préside actuellement l'AIG et siège au comité directeur de l'Union géodésique et géophysique internationale (UGGI).
Laurence Smith, professeur, Université de Californie, Los
Angeles

Laurence C. Smith est professeur de géographie, coprésident du département de géographie et professeur en sciences de la Terre et de l'espace à l'Université de la Californie, à Los Angeles (UCLA). Il a obtenu un baccalauréat en géosciences de l'Université de l'Illinois, à Urbana-Champaign (1989), une maîtrise en sciences de la Terre de l'Université de l'Indiana (1991) et un doctorat en sciences de la Terre et de l'atmosphère de l'Université Cornell (1996). Ses recherches concernent les cycles de l'eau et du carbone dans la cryosphère, la télédétection, l'hydrologie des rivières septentrionales, les glaciers, les inlandsis, les effets du dégel du pergélisol sur le carbone du sol et les lacs, ainsi que les systèmes de lidar et de radar à synthèse d'ouverture. En 2006, il a présenté au Capitole un exposé sur les incidences probables du changement climatique et, en 2007, ses recherches sur la disparition des lacs sibériens ont occupé une place importante dans le quatrième rapport de l'Évaluation scientifique du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (4RES du GIEC). En 2006-2007, il a été nommé Guggenheim Fellow par la Fondation John S. Guggenheim de New York. Ses autres distinctions comprennent les suivantes : prix du jeune chercheur de la NASA (2000), finaliste de la NASA au prix présidentiel en début de carrière (2002), " 100 meilleures histoires scientifiques " de la revue Discover (2006), et résidence Bellagio de la Fondation John D. Rockefeller (2007). Il est en train d'écrire un livre de vulgarisation scientifique THE NEW NORTH: Our World in 2050 (Le nouveau Nord - Notre monde en 2050), qui sera publié par Dutton, Penguin Group et autres, en 2010.
Susan Solomon, Ph. D., National Oceanic and Atmospheric Administration

Susan Solomon est reconnue comme
chef de file dans le domaine de la science atmosphérique. Depuis qu'elle a
obtenu son doctorat en chimie de l'Université de Californie à Berkeley en
l98l, elle occupe le poste de chercheuse à la National Oceanic and Atmospheric
Administration. Ses articles scientifiques ont fourni non seulement des
mesures importantes, mais aussi une compréhension théorique de la destruction
de l'ozone et, surtout, du rôle de la chimie de surface. En l986 et l987, elle
a été chercheuse en chef de l'expédition nationale sur l'ozone à la station
McMurdo (Antarctique) où elle a pris les premières mesures qui ont indiqué que
les chlorurofluorurocarbones sont à l'origine du trou de la couche d'ozone. En
1994, un glacier de l'Antarctique a été nommé en son honneur pour souligner
ces travaux. En mars 2000, elle a reçu la National Medal of Science, la
distinction scientifique la plus importante des États-Unis, pour " ses
observations importantes sur l'origine du trou de la couche d'ozone en
Antarctique. "
Nombre de distinctions et de prix lui ont été décernés, dont les prix les plus
prestigieux de l'American Geophysical Union (la médaille Bowie), de l'American
Meteorological Society (la médaille Rossby) et de la Geochemical Society (la
médaille Goldschmidt). Lauréate du Commonwealth Prize et du prix Lemaître,
ainsi que du prix de l'ozone et du prix de la Convention de Vienne du
Programme des Nations Unies pour l'environnement, elle a été honorée par la
revue R&D en tant que " scientifique de l'année " en l992. Le prestigieux prix
Planète bleue lui a été décerné en 2004 pour " recherches novatrices servant à
déterminer les mécanismes qui produisent le trou de la couche d'ozone en
Antarctique ". De nombreuses universités, des États-Unis et d'ailleurs, lui
ont décerné des doctorats honorifiques. Elle est membre de la U. S. National
Academy of Sciences et de l'American Philosophical Society, associée étrangère
de l'Académie française des sciences, de la Royal Society, de la Royal Society
of Chemistry et de l'Académie européenne des sciences. Ses recherches
actuelles concernent notamment le changement climatique et l'appauvrissement
de l'ozone. Elle a coprésidé la quatrième évaluation du Groupe de travail 1 du
Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), qui
donne des informations scientifiques à la Convention-cadre des Nations Unies
sur les changements climatiques. Le GIEC et Albert Gore, Jr ont obtenu
conjointement le prix Nobel de la paix en 2007. Nommée l'une des 100 personnes
les plus influentes par le magazine Time en 2008, elle a aussi obtenu la
Grande Médaille de l'Académie des sciences, à Paris, pour son leadership en
science de l'ozone et du climat, en 2008, et le prix Volvo de l'environnement,
en 2009.